chute de cheveux

Histoires vécues

femme

ANNE, 34 ans, chute androgénétique

LES CHEVEUX D'ANNE. Beaux cheveux, longs et blonds. Ils sont clairsemés sur le dessus et la raie s’est élargie. Ils ont tendance à graisser rapidement et Anne doit les laver tous les jours. Sa mère et sa grand-mère ayant perdu beaucoup de cheveux au fil des ans, elle s’inquiète du devenir de sa chevelure. Elle a changé plusieurs fois de pilule depuis l'âge de 15 ans, elle fait un peu de sport et surveille de près son alimentation. Pas de stress particulier. Avant de nous consulter, elle a suivi diverses cures de compléments alimentaires pour cheveux.

NOTRE DIAGNOSTIC. L’ensemble des examens confirme la vraisemblance d’une forte réceptivité aux androgènes. De plus, la sécrétion sébacée, trop sollicitée, entrave la circulation sanguine dans le follicule pileux, ce qui induit l’atrophie progressive des racines. Sur le sommet de la tête, environ 30 % des follicules pileux sont vides, et 10 % ne sont pas récupérables. Dans cette zone, les cheveux sont très affinés, certains ont perdu la moitié de leur calibre normal. Nous évaluons à trois cycles, le début de la dégradation, ce qui correspond à peu près à la prise de pilule, laquelle a pu agir comme agent déclencheur.

SON TRAITEMENT. Sur le plan local : Durant 6 mois, 2 fois par semaine et pendant 15 minutes, un peu de massages du cuir chevelu et des applications de lotions, pour assainir les follicules pileux et neutraliser l'effet négatif des androgènes. Sur le plan hormonal, nous incitons Camille à prendre un rendez-vous avec son médecin, pour étudier la possibilité de changer sa pilule actuelle, mal adaptée à son problème de cheveux.

ÉVOLUTION. Camille a suivi nos conseils. Au bout de 6 mois, les nouveaux cheveux avaient déjà entre 3 et 6 cm. Ils allaient devenir suffisamment forts pour compenser ceux qui ne repousseraient plus. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, sa chevelure évolue normalement. Connaissant la fragilité de sa chevelure et les raisons qui peuvent en perturber la croissance, Camille sait que ses cheveux auront tendance à se clairsemer au fil des ans, si elle ne les entretient pas en permanence. C’est pourquoi elle les traite localement deux fois par semaine, aux changements de saison et une fois par semaine, le reste de l'année. Depuis 3 ans, elle passe, une ou deux fois par an, pour une visite de contrôle.

JULIE, 24 ans, chute après un accouchement

LES CHEVEUX DE JULIE. Coupe au carré, cheveux ondulés et naturels, châtain doré. Julie est mère d’une petite fille d'1 an, qu’elle a allaitée les trois premiers mois. Elle nous consulte pour une chute de cheveux importante qui a débuté 7 mois auparavant : plus de 150 par jour, 200 à 300, lors des shampooings, tous les 4 jours. Selon ses calculs, elle en aurait perdu près de 30 000 et cette idée lui est intolérable : elle dit faire des cauchemars de cheveux, être proche de la dépression. La naissance ? Tout s’est bien passé, mais à 3 mois, son bébé a été très malade et Julie a “vécu un enfer, pendant quelques semaines“. Heureusement, tout est rentré dans l’ordre aujourd'hui et son enfant est totalement sorti d’affaire.

Depuis le début de la chute, Julie suit un traitement à base de vitamines B. Elle ne prend pas de pilule et ses analyses de sang sont normales. Faibles antécédents familiaux.

NOTRE DIAGNOSTIC. La chute est diffuse, localisée sur le sommet mais également sur les côtés, où de minuscules plaques glabres se juxtaposent. Ces plaques correspondent à un manque de 6 ou 7 cheveux, à chaque fois. Les repousses sont faibles et partielles, mais presque tous les follicules pileux sont encore vivants. Au microscope, d’autre part, chaque cheveu examiné indique une modification de la kératine, intervenue 5 mois auparavant et correspondant à la période où son bébé était malade. Nous faisons part de nos conclusions à Julie : la chute a été déclenchée, par la baisse soudaine des œstrogènes, après l’allaitement. Elle a ensuite été renforcée par le stress important, éprouvé lors de la maladie de son bébé. Un stress, qui n’a toujours pas disparu, ses cheveux le disent clairement…

SON TRAITEMENT. Rien n’est irréparable, mais il faut agir vite. Pour stopper la chute et stimuler les repousses, nous recommandons à Julie un traitement local intensif, pendant 3 mois, à raison de 25 minutes, 2 fois par semaine. Les soins comprennent plusieurs massages que nous lui enseignons et l’application de différents produits. Nous lui conseillons également de consulter un médecin, pour atténuer son angoisse et prendre du recul par rapport aux évènements qui ont provoqué cet état. Celui-ci prescrira un traitement oral, pendant quelques semaines.

ÉVOLUTION. Après 2 mois, la chute a cédé et les repousses ont commencé à revenir normalement. Dans l’année qui a suivi, Julie est passée 2 fois au Centre, pour s’assurer de la stabilité des résultats.

FRANCE, 56 ans, chute et ménopause

LES CHEVEUX DE FRANCE. Cheveux auburn, colorés et secs, coupés courts. Leur volume a beaucoup diminué depuis dix ans et leur perte s’est accentuée depuis un an. France ne voit pas tomber ses cheveux, mais elle a de plus en plus de mal à masquer leur manque de volume. Lorsqu’elle vient consulter pour la première fois, elle dit avoir tout essayé : minoxidil, vitamines et zinc, laser, ozone… Sur le plan hormonal, France a changé tout récemment de traitement. Elle prend maintenant une pilule THS, anti-androgène (Climène). Stress important généré par une vie personnele difficile et par son problème capillaire.

NOTRE DIAGNOSTIC.
Au test de traction, on note une chute de cheveux diffuse sur l’ensemble du cuir chevelu, plus marquée cependant sur le dessus du crâne. Dans cette zone, la chevelure s’est fortement éclaircie, il manque plus de 50 % des cheveux. Le cuir chevelu est desséché, les repousses, courtes, faibles et dévitalisées. La plupart des follicules sans cheveux sont inactifs depuis longtemps. Les autres, 20 % environ, sont atrophiés mais vivants : ils pourront être réactivés. Nous remarquons d’autre part un manque de souplesse notoire du cuir chevelu, ainsi que de fortes tensions, au niveau de la nuque. Deux symptômes, qui contribuent à ralentir la microcirculation sanguine et l’élimination des déchets sébacés.

SON TRAITEMENT. Applications de produits anti-androgènes, deux fois par semaine. Nous lui enseignons d'autre part les massages quotidiens qu'elle devra exécuter, pour assouplir son cuir chevelu. Contrôles, toutes les six semaines, pour réajuster le traitement.

ÉVOLUTION. Les progrès ne seront sensibles qu’au bout de 3 mois. La chute s’est alors normalisée, les cheveux ont cessé de s’atrophier et les 20 % de repousses prévues ont commencé à faire du volume. Le traitement de départ sera poursuivi toute une année, l’ensemble des améliorations se renforçant, au fil des mois. Aujourd’hui, France a 63 ans, ses cheveux gardent la même vitalité et se renouvellent normalement. Elle les entretient 10 minutes par semaine, avant son shampooing, et ne vient plus qu’une fois par an au Centre, pour faire vérifier la vitalité de sa chevelure.

Diagnostic Cheveux du Centre Clauderer

Sur place, 346, rue St-Honoré 75001 Paris
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Chute de Cheveux
Androgénétique
de la Femme

En bref. Comme chez l'homme, la chute des cheveux androgénétique est la plus fréquente des pertes de cheveux féminines. Mais elle est en général plus progressive, moins accentuée, et n’aboutit jamais à une calvitie totale. Elle est aussi plus facile à maîtriser, pour peu qu’elle fasse l’objet d’un bon diagnostic et d’un traitement adapté.

Origine

Issue, comme chez l’homme, d’une réaction anormale des cheveux aux hormones androgènes et d’une prédisposition génétique à cette réaction, cette chute des cheveux féminine est dite "alopécie andro-génétique", également.

L'alopécie androgénétique peut débuter à tout âge, après la puberté. Mais elle survient surtout vers la cinquantaine, à partir de la ménopause. Elle est en général plus mal vécue par les femmes que par les hommes. Parce moins courante, moins “acceptée“ par la société, elle est parfois ressentie comme une véritable infirmité. L’impossibilité de se coiffer correctement, la perte progressive d’un atout de séduction vécu comme essentiel, peut même conduire certaines à un état d’anxiété grave. Une dimension psychologique à prendre très sérieusement en compte, au cours du traitement.

Symptômes

Dans sa forme la plus courante, la perte de cheveux se manifeste au début par un élargissement de la raie et les cheveux deviennent plus fins. Le sommet du crâne s’éclaircit ensuite peu à peu, selon une évolution irréversible, si la personne concernée n’est pas traitée. Plus que de calvitie, il convient de parler de “dégarnissement“, car, contrairement aux hommes, le sommet de la tête ne devient jamais complètement chauve. Ce type de chute est souvent accompagnée de séborrhée.

Les autres formes
• 
Éclaircissement sur les côtés, au dessus des oreilles.
• Recul au niveau des golfes et de la ligne frontale.

Comme chez les hommes, l’âge joue un rôle important dans le développement de cette alopécie. Normalement, moins la personne est jeune, plus l’évolution est lente. Si la perte des cheveux ne débute qu’au moment de la préménopause ou de la ménopause, le processus évolutif est souvent insidieux et les femmes ne voient pas réellement leurs cheveux tomber. Elles ne prennent conscience de leur alopécie que par la diminution très progressive de leur densité capillaire.

Les Causes

Pour les femmes comme pour les hommes, les cheveux étant hormono-dépendants, ce sont les androgènes (testostérone, et dérivés), les grands responsables de l’alopécie androgénétique féminine.

Les femmes produisent des androgènes par les glandes surrénales et les ovaires. Chez certaines, une trop grande réceptivité des follicules pileux à ces hormones mâles déclenche un mécanisme de chute des cheveux. Cette réceptivité particulière étant génétiquement déterminée, la présence d’antécédents familiaux est un facteur important pour le diagnostic.

Chez les femmes présentant les symptômes d’un alopécie androgénétique simple, les dosages sanguins de la testostérone ne sont généralement pas supérieurs à la moyenne et les bilans hormonaux donnent des résultats normaux. Comme chez les hommes, ce n’est donc pas la quantité d’androgènes sécrétés qui influencent ce type de chute, mais la façon plus ou moins importante dont les follicules pileux les absorbent localement et les transforment en une nouvelle hormone (la DHT) qui va accélerer le processus de perte des cheveux.

Dans les cas rares, où le bilan hormonal indique un taux de testostérone trop élevé, l’alopécie peut alors s’accompagner d’autres manifestations : règles perturbées, peau grasse, pilosité abondante, poids excessif. C’est la consultation médicale qui révèlera, le cas échéant, un problème ovarien ou surrénalien.

Le fait que les femmes ne deviennent jamais complètement chauves est dû à deux raisons. D’abord, leur production de testostérone, circulant librement dans le sang, est beaucoup plus faible que chez l’homme. Ensuite, leurs hormones féminines entrent en compétition avec les androgènes pour en limiter l’action, au niveau du follicule pileux et de la glande sébacée. Ceci explique que la perte de ces hormones, survenant au moment de la ménopause, rende certaines femmes plus sensibles, alors qu’elles n’avaient présenté aucun trouble auparavant. Cet carence peut être partiellement compensée, par un traitement hormonal substitutif, sous contrôle médical.

Ce que l’on explique mal

Pourquoi sur certaines femmes présentant tous les symptômes d’une chute de cheveux androgénétique, les traitements hormonaux actuels restent sans effet. Ces traitements neutralisent bien l’enzyme responsable de la transformation de la testostérone, pourtant la chevelure continue à se dégarnir. N’y aurait-il pas d’autres hormones ou mécanismes impliqués ?

Pourquoi cette chute de cheveux androgénétique est-elle parfois accompagnée d’une hyper-pilosité sur le visage, autour des seins et sur l’abdomen. Ce qui, comme pour les hommes, revient à poser cette question : pourquoi les androgènes favorisent-ils la pilosité au détriment des cheveux ?

Pourquoi, depuis un demi siècle, les femmes sont plus touchées par ce type d’alopécie, que leurs mères et grand-mères. On accuse, sans véritable preuve, trois facteurs différents :

1- Les femmes travaillent et les nouveaux modes de vie sont générateurs de stress, ce qui constituerait un terrain favorable au développement de l’alopécie.

2- Le changement dans la qualité de nos aliments : terres cultivées aux engrais chimiques, produits appauvris en vitamines et en minéraux ; viandes et volailles élevées aux hormones…

3- Les pilules dont le progestatif a tendance à se métabliser en androgène, peuvent entraîner un déséquilibre, chez certaines femmes prédisposées, et conduire à la perte de leurs cheveux. Malgré l’arrêt de la contraception, le déséquilibre a pu s’installer et l’alopécie également.

En fait, tout se passe comme si ces nouveaux facteurs agissaient comme catalyseurs sur des alopécies latentes et venaient perturber un chevelure génétiquement prédisposé aux troubles. Troubles, qui ne se seraient peut-être pas déclarés, en d’autres temps.

Les questions
que vous vous posez

Contraception et chute
La pilule contraceptive peut-elle être responsable de la chute des cheveux ? Pour répondre à cette question, il faut toujours faire la distinction entre les pilules “à tendance androgénique“ et celles, dont le progestatif est dépourvu d’effet androgène. Les premières peuvent être à la genèse d’une alopécie, chez certaines femmes prédisposées. Elles agissent comme un déclencheur, mais n’en sont pas la cause profonde. L’origine réelle vient plus d’une réceptivité génétique aux androgènes, que la pilule n’a fait que révéler. Une fois installée, cette réceptivité peut se poursuivre, si elle n’est pas traitée.

Accouchement et chute
Une perte notoire et subite de cheveux, après une grossesse, marque-t-elle le point de départ d’une alopécie androgénétique ? En principe, non. Cette sorte de perte est dûe à un processus hormonal différent et doit normalement se stabiliser d’elle-même, après quelques semaines. 

Cependant, l'expérience montre que les cheveux peuvent ne pas être tous remplacés, chez les femmes dont le cuir chevelu est génétiquement prédisposé et fragile.

Quand il y a plusieurs grossesses, la chevelure peut se dégarnir progressivement et ne jamais retrouver sa densité initiale.

Ici, le dérèglement capillaire a pour origine le changement hormonal qui s’opère dans l’organisme de toute femme enceinte. Changement, au cours duquel une hausse massive des œstrogènes prolonge la phase de croissance des cheveux. Après l’accouchement, au contraire, la retombée subite de ces œstrogènes “provisoires“ entraîne un nombre important de cheveux à passer, ensemble, en phase télogène. D’où leur chute simultanée, 2 à 4 mois plus tard. Le même phénomène peut être observé, à l’arrêt d’un contraceptif à fort dosage œstrogénique.

Ménopause et chute
La ménopause est-elle responsable des chutes de cheveux qui débutent autour de la cinquantaine ?

La réponse est : oui et non. C'est un facteur aggravant certain, pour les femmes dont le cuir chevelu est sensible aux androgènes. La ménopause, se définit par la baisse progressive (préménopause), puis la disparition des œstrogènes et la progestérone. Ces hormones, on l’a vu, limitent l’action négative des hormones mâles au niveau des cheveux. Leur disparition, si elle n’est pas compensée, peut donc avoir une influence sur la libre activité des androgènes.

Mais le plus souvent, les alopécies de la ménopause sont le résultat d’un ensemble de facteurs et non d’un seul. Il y a le stress inhérent à cette période qui peut jouer un rôle important dans le processus de chute. Simultanément, si la femme concernée traverse des difficultés liées à sa vie privée, le stress sera encore renforcé, la chute aussi. Pour toutes ces raisons, la cinquantaine est un âge où les cheveux ont souvent besoin d’être rééquilibrés et stimulés.